LAMBIS

Le Souffle

Souffler dans le lambiLa rédaction

Il y a des symboles qui obligent.

Au cœur de Port-au-Prince, en face du palais national, une statue se tient depuis 1968. Elle représente un homme à genoux, la machette à la main, et qui souffle dans un coquillage. C’est le Marron Inconnu. Ce n’est pas une figure historique précise ni un héros nommé, mais un symbole de tous ceux qui ont fui les plantations de Saint-Domingue et qui se sont reconnus, dans les mornes, comme les architectes silencieux de la première république noire du monde. Le coquillage qu’il porte à ses lèvres est un lambi. Cette conque, dans la Caraïbe entière, n’est pas un objet ornemental. C’est une voix. Une voix qui appelle, qui rassemble, qui prévient, qui libère.

Porter ce nom dans une publication n’est pas neutre. Lambis : c’est un appel. Le titre est aussi le programme.

Lambis : c’est un appel. Le titre est aussi le programme.

CE QUE LAMBIS FAITCette revue se donne quatre verbes.

CélébrerLes cultures afro-caribéennes ont produit,
et continuent de produire, des œuvres qui méritent d’être saluées sans réserve.

DécouvrirÀ côté des figures consacrées, des dizaines de voix émergent dans la diaspora et on les entend trop peu.

MémoriserLes héritages ne survivent pas seuls : il faut des plateformes pour les écrire, les enregistrer, les transmettre.

DiffuserUne mémoire qui reste dans son cercle s’éteint.

LA REVUE

Lambis se construit autour de sept rubriques : Portraits, Gastronomie, Mémoire, Conversations, Révélations, Territoires, Arts et lettres, qui seront déployées au fil des numéros. La revue paraîtra à un rythme trimestriel, en français, accompagnée d’un podcast et d’événements qui prolongeront la lecture par l’écoute et la rencontre.

Le numéro inaugural, Souffles : voix, gestes, héritages, paraîtra du 6 au 9 août 2026, à l’occasion du Festival AfroMonde, au Vieux-Port de Montréal.

PORTÉ PAR LE MARRON BEER

Lambis est porté par Le Marron Beer. C’est un choix que nous tenons à nommer ici en toutes lettres. Une brasserie artisanale montréalaise, dont le nom et le symbole proviennent de l’histoire du marronnage afro-caribéen, a fait le pari d’investir dans une plateforme culturelle indépendante.
Ce n’est pas une opération de communication ponctuelle : c’est un engagement à long terme, sur trois à cinq ans au moins, pour bâtir un média culturel à hauteur de l’héritage qu’elle revendique. La rédaction est libre dans ses choix éditoriaux ; le mécène les soutient. Cette transparence sur la nature du partenariat est, à nos yeux, la condition même de notre crédibilité. Nous préférons l’écrire que de la masquer.

Lambis ne s’adresse pas qu’à la diaspora. Il s’adresse à tous ceux, afro-caribéens, québécois, africains, européens, latino-américains, qui considèrent que les cultures ne vivent que si elles se racontent, se partagent et se réinventent.

Le premier souffle dans le lambi a toujours été un appel. Le nôtre s’adresse à vous.

— LA RÉDACTION

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